La sale Elsa

Au bout du parcours ô mon amour
Je cède à la déraison suprême
D’incanter la formule païenne
Des fiers garçons de mon canton

Je voudrais te nommer sans arrêt
Dans le vertige jaculatoire
D’une longue litanie rituelle
Pour donner permanence au sourire sapide

Ma belle et sale Elsa partante
Je te tourne le dos dans l’orage
Pour mieux te cerner dans la brume

Et cède à la déraison ultime
De prononcer ton nom onctueux
Dans la parenthèse du lit

In Au-delà de l’utopie
© Editions du Centre Culturel Français de Douala

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