Les yeux du fleuve

Parfois
Le fleuve a du feu les yeux bleus
Et le regard affreux
D’une lettre officielle
Il coule et roucoule des eaux zozotantes
Les temps ardents
La profondeur des ondes du monde me donne
La monstration de la monstruosité
 

Parfois
Le fleuve respire l’éternité de l’instant
Il coule et comme un éclopé clopine dans son lit
Le clapotis des eaux sur les pierres
Me rappelle mes nuits d’ennui
La précipitation dans le précipice tellurique
L’ultime paix trop longue
Beaucoup trop longue ô mon Dieu
Et l’atrésie très imminente du grand trou noir


    In Au-delà de l’utopie
© Editions du Centre Culturel Français de Douala

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